27 mars 2025 • Actualité
En tant que directrice du réseau à la Banque des Territoires et présidente du conseil d’administration de la Compagnie des Alpes, Gisèle Rossat-Mignod apporte son témoignage sur les actions menées par la Banque des Territoires pour les villes et sur le devenir économique de la montagne.
La ville de 2050 sera post-carbone. Elle est soumise aujourd’hui au changement climatique, aux inondations et aux pics de chaleur. Elle doit lutter contre le réchauffement climatique, bénéficier d’une mobilité plus durable et de logements adaptés au changement climatique. La ville de demain devra également être plus inclusive : adaptation au changement climatique et cohésion sociale et territoriale vont de pair, ce sont les deux côtés d'une même médaille.
La Banque des Territoires s'occupe des moyennes et des petites villes depuis maintenant plus de dix ans avec un programme de revitalisation des centralités. Que signifie la revitalisation des centralités ? Ça veut dire rendre ces villes plus attractives, s'occuper à la fois du commerce, du logement, avoir une mobilité plus conforme au changement climatique et surtout lutter contre le réchauffement climatique. Et puis, petit à petit, il faut aller du centre-ville vers la ville-centre : agir sur les quartiers de gare et les entrées de ville. C'est à cette échelle-là qu'on pourra s’occuper de la sobriété foncière.
La transition écologique est une des priorités de la Caisse des Dépôts et de la Banque des Territoires. Ce sont plus de 35 milliards d’euros mobilisés sur les prochaines années au travers de plusieurs mesures telles que la lutte contre le réchauffement climatique, la rénovation thermique des bâtiments, mais aussi des sujets autour de l'eau, de la biodiversité, de la nature en ville. C’est l'adaptation au changement climatique, c'est gérer l'inévitable. Comment est-ce qu'on adapte les territoires du littoral au recul du trait de côte ? et comment est-ce que l’on s’occupe de la montagne ? C’est le territoire qui subit de plein fouet d'ores et déjà des effets du changement climatique.
La montagne subit de plein fouet aujourd'hui le changement climatique, et encore plus vigoureusement que les autres territoires. On voit la fonte des glaciers, le recul des mois d'enneigement et d'ailleurs des collectivités réfléchissent, d'ores et déjà, à l'avenir des stations de montagne. Il faut trouver un nouveau modèle pour le tourisme, qui doit s’étendre sur toute l’année, mais aussi pour le développement économique, l’agriculture, la forêt et l’eau, qui sont des problématiques importantes en montagne.
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